Dans les coulisses du journalisme local : immersion à Saint-Pierre-et-Miquelon la 1ère
Reportage terrain : Mon JRI, Jérôme et moi-même en rédactrice Tv en train de réaliser une interview sur des activités cinéma à la micro-folie de Saint-Pierre animé par Michel Ponthieu. Crédit : Christian Gautellier
Du web aux réseaux sociaux, de la télé à la radio, mon stage à SPM la 1ère m’a plongé au cœur du journalisme local. Pendant deux mois, j’ai exploré les coulisses d’une rédaction insulaire où chaque jour est différent et formateur.
J’ai principalement travaillé pour le web. Depuis quelques années, SPM la 1ère renforce sa présence en ligne pour toucher un public au-delà du territoire. J’ai rédigé des articles en lien avec la ligne éditoriale, destinés à éveiller la curiosité de lecteurs en métropole ou ailleurs. Pour y parvenir, je m’appuyais sur des informations récoltées par mes collègues, souvent accompagnées d’interviews ou d’archives. Il m’est aussi arrivé de contacter directement les personnes concernées pour enrichir mes articles avec des verbatims, apportant ainsi une plus-value.
Raconter autrement
À deux reprises, j’ai réalisé des incarnés pour les réseaux sociaux de la station. Ce format, encore récent, est pensé pour les plateformes. Le montage était assuré par le service numérique. Dans cet exercice, il y a aussi un travail d’écriture assez différent de celui du web. Il faut parler de manière à raconter une histoire pour captiver l’attention des abonnés. Depuis quelques années, le média est en plein développement sur les réseaux sociaux dans le but de toucher un public différent, selon le rédacteur en chef de la station.
Au coeur de l’actualité Lors de cette expérience professionnelle, j’ai eu l’opportunité de réaliser des reportages télévisés. J’ai pu me mettre dans la peau d’une rédactrice. Pendant cette tâche on est souvent livré à nous même. Avant de partir sur le terrain, il faut tout d’abord caler un jour de tournage. Une fois que la date se présente, on doit récolter des informations pour connaître notre sujet et préparer nos questions pour la ou les personnes à interviewer. Arrivé sur le lieu de tournage, il faut récolter les informations importantes pour enrichir le sujet et accompagner les téléspectateurs dans les meilleures conditions. De retour à la station, place à la rédaction du sujet avant de passer au montage et au mixage avec les techniciens. Un média plus accessible« Quand on va sur les réseaux sociaux on peut toucher des plus jeunes, ce qui va nous permettre de donner une information nouvelle à ce genre de public. » Philippe Sans – Rédacteur en chef à SPM la 1ère
À plusieurs reprises j’ai également réalisé des reportages radio. Un travail plus facile que celui de la télé car les habitants sont souvent plus avenants que devant la caméra et même les enfants se prêtent au jeu.
La réalisation d’un reportage radio est le même que pour la télé. L’écriture est cependant différente, il faut réussir à apporter du visuel aux auditeurs à travers notre papier. Pour la production, je réalisé seule le montage à l’aide du logiciel Netia.
Donner la paroleAvant la fin de ma période de stage, j’ai pu accompagné certains de mes collègues dans la réalisation d’une émission télévisée. Tous les mois un nouveau numéro d' »À la une » est diffusé, sur un sujet spécifique. Le sport, l’addiction aux drogues ou encore la pêche, thématiques des dernières émissions. Celle du mois du mai portait sur la sexualité des jeunes dans l’archipel. À Saint-Pierre-et-Miquelon, il y a une proximité entre les habitants, grâce à cela j’ai rapidement pu trouver des jeunes pour témoigner de manière anonyme sur le consentement, les contraceptions, les désirs, les relations amoureuses, les identifications de genres, et le rapport au corps. Un travail méticuleux qui fait entrer en jeu le secret professionnel. Des adolescents, des étudiants, actuellement dans l’archipel ou en métropole on pris la parole sur leurs expériences sexuelles parfois tabou dans ce territoire. Grâce à ces témoignages, la présentatrice à pu s’appuyer sur certaines citations pour enrichir son numéro mais aussi pour permettre aux intervenants d’apporter des réponses aux questionnements des jeunes.